Je réGrèce

Abandonnant mon vélo pour quelques jours, j’ai pris le bus pour Istanbul. D’une part ça m’a permis d’arriver sur place sans risquer ma vie entre les voitures et d’autre part de voir combien les bus turcs dépassent de loin la compagnie qui détient le monopole des déplacements les moins comfortables en Europe (Euolines pour ne pas la nommer). Dans le bus turc qui n’est pas plus cher pour autant – au contraire – le service inclut : boisson et snack apportés directement par une personne s’occupant exclusivement des passagers, une mini-télé par personne (c’est pas indispensable, je vous l’accorde) et une connexion wifi gratuite ! Pour souvenir, le service Eurolines inclut (les jours de chance uniquement) : un chauffeur sympa et un bus plus ou moins à l’heure.


Istanbul c’était joli même si j’ai vraiment du mal avec les lieux hautement touristiques. J’avais parfois l’impression de devoir me frayer un chemin entre les différentes trajectoires des objectifs de touristes souvent plus occupés à prendre LA photo parfaite que de profiter du lieu lui-même. Combien de photos prises en une journée à Istanbul ? Combien de fois la même prise de vue ? Combien d’images qui ne seront jamais regardées ? Il y a aussi un phénomène intéressant d’imitation. Il suffit qu’un touriste prenne une photo sous un certain angle pour que tout le monde veuille absolument avoir la même dans sa propre collection… allez comprendre.


Voilà, sinon c’était aussi un plaisir de retrouver mes amis cyclistes de Suisse. Toujours aussi peu décidés à mettre leur blog en ligne avant qu’il ne soit vraiment parfait jusque dans le moindre détail. Que dire… C’eeeeeeest laaaaa Suiiiiiiisse, Douuuucement le matin… … et pas trop vite l’après- midiiiii.


Après ce petit saut à Konstantinoupolis je suis revenu à Kesan, où je n’ai pas échappé à la bonne blague « Julius, I have bad news for you… your bike has been stolen… but you can have mine » Haha ! Mais nan, il est encore là ! … Ouf !


Le lendemain c’est avec un certain plaisir que j’ai retrouvé le bitume grec. Enfin des petites routes avec trois voitures par heure. Des routes qui existent sur ma carte mais qui en réalité n’existent pas ou l’inverse. De belles routes se transformant soudainement en chemins boueux. Je me demande parfois si les cartes n’ont pas été éditées avant la crise en prenant déjà en compte un certain nombre de projets qui n’ont finalement jamais abouti. J’avais presque oublié cette situation routière un peu particulière mais après les routes à quatre voies en Turquie cela me fait le plus grand bien. Maintenant je suis donc σιγά σιγά en route vers Thessaloniki. Hier il faisait même assez chaud pour repasser ma première nuit en tente depuis longtemps.

 

Bref, είμαι άνετα les cocos ! Ciao !

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