Vvvvvvvvvent

Bye Pest, Tchô Buda ! Plein d’énergie, je m’élance sur l’Eurovélo 6 toujours le long du Danube avec un méchant vent de face. L’Eurovélo 6, c’est sympa au début, tu rencontres soudain tout un tas de cyclistes qui voyagent, un peu comme toi. Souvent ce sont des couples d’un certain âge qui font une petite partie du tracé, parfois ils disent bonjour, parfois ils passent sans broncher, déjà blasés de voir autant de cyclistes voyageurs. C’est vrai qu’après un certain temps je commence à en avoir assez moi aussi de croiser d’autres cyclistes qui ont tous des sacoches Ortlieb et des shorts rembourrés. Alors je quitte le Danube pour couper par la montagne. Haha, plus de retraités allemands à vélo cette fois ! Quand il s’agit de grimper il n’y a plus personne !


Vers 18h je traverse le Danube pour passer du côté Slovaque (première frontière Schengen depuis le passage de la Slovénie à la Croatie en Octobre). Toujours contre le vent avec un ciel de plus en plus menaçant je suis la jetée du Danube pour y trouver un petit coin tranquille où passer la nuit.


Ce matin quand je me réveille j’entends la pluie sur ma tente et j’ai beau me rendormir encore et encore, ça ne veut pas s’arrêter. Tant pis, je me lève, je remballe tout sous la pluie et je me mets en route. Le vent de face est encore plus fort que la veille et à midi je n’ai fait que 35 kilomètres. J’ai froid, je suis trempé, je suis fatigué. Sur la route j’ai pris le café avec un camionneur Turc, qui transporte des poivrons jusqu’en Jordanie. C’était sympa de pouvoir réviser mes 10 mots de vocabulaire à l’abri sous la remorque du camion. Après un repas au restaurant (et ouais !) je me remets en route avec un vent de plus en plus fort qui a au moins le mérite de chasser les nuages.

Avec de gros efforts j’arrive à aller à 11 kilomètres par heure et je commence à être vraiment frustré. Au début j’en veux à la nature, après aux voitures qui passent comme si de rien était, puis à la terre entière et finalement je suis trop fatigué pour en vouloir à qui que ce soit. Après 85 kilomètres je décide que ça commence à bien faire et je trouve refuge dans le jardin d’une maison de retraite, où je peux planter ma tente pour une poignée d’Euros. J’ai regardé la météo pour me redonner du courage mais à priori je vais avoir le vent de face pour un petit moment encore…

 

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